Généalogie VEILHAN

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Famille de Veilhan - Ancêtres - Jacquette de Veilhan

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Jacquette de Veilhan

<-- Vers 4 - Réforme de Saint-Cyr

Parmi ces Dames, il y avait Jacquette de Veilhan, qui née en 1663, avait donc 31 ans lorsqu'elle fit profession le 1° Janvier 1694.

Nous ne savons pas à quelle date Jacquette entra à Saint-Cyr. Comme elle ne figure pas dans l'état des Damoiselles, elle vint de l'extérieur et sans être des premières, elle fut certainement une des Dames du tout début de l'Institution.

À son entrée, il ne lui fut certainement pas demandé de présenter des titres de noblesse puisque 26 ans après sa profession, elle recherchait ces titres pour l'une de ses nièces. Le Roi n'avait pas exigé cette présentation pour les Dames pour la raison très simple que les Dames devaient être choisies parmi les Demoiselles qui elles, devaient prouver leur noblesse. Mais naturellement les premières Dames durent venir de l'extérieur.

Jacquette de Veilhan était issue de la branche des Veilhan de Pénacors et nous donnons plus loin en Annexe sa généalogie.

A Saint-Cyr, elle eut, au moins pendant un certain temps la charge de dépositaire. La dépositaire avait, sous l'autorité de la supérieure et de l'intendant, le maniement général des recettes et des dépenses de la maison. Elle recevait les revenus, signait les quittances, donnait à l'économe l'argent de la dépense journalière et à l'intendant les sommes à payer au dehors. Elle entretenait la correspondance avec les receveurs et fermiers, gardait les registres, titres, actes et autres papiers de la maison. Elle rendait compte mensuellement pour la dépense journalière au conseil du dedans et annuellement pour la dépense générale à l'assemblée capitulaire et au conseil du dehors ; elle avait, outre la clé du dépôt, l'une des trois clés des archives et du trésor. On voit que la dépositaire avait en somme les postes de chef-comptable et d’archiviste. Elle gérait un revenu qui en 1790 était de 496.406 livres sur lequel la Maison mettait de côté annuellement quelques 50.000 livres.

Madame de Maintenon regardait de très près les comptes. Et même quand elle s'absentait pour suivre le Roi, elle restait en communication avec ses chères Dames de Saint-Cyr. C'est ainsi que nous possédons le texte d'une lettre qu'elle écrivait à Jacquette de Veilhan, de Dinan, en 1692, au moment où le Roi faisait le siège de Namur :
« Si on pouvait, en conscience, souhaiter une religieuse hors de son couvent, je voudrais vous voir pour quelque temps dans les places de guerre par où nous passons présentement ; et si on pouvait se changer, je prendrais pour ce temps-là cette humeur martiale qui vous fait aimer la poudre et le canon. Vous seriez ravis, madame, de ne sentir que le tabac, de n'entendre que le tambour, de ne manger que du fromage, de ne voir que bastions, demi-lunes, contrescarpes, et de ne toucher rien dont la grossièreté ne soit fort opposée à cette sensualité au-dessus de laquelle vous êtes si élevée par votre courage et vos inclinations. Pour moi, qui suis très femmelette, je vous donnerais volontiers ma place, pour travailler en tapisserie avec vos chères Dames. J'espère que j'aurai cette joie bientôt, et que Namur aimera mieux se rendre que de se faire entièrement ruiner… Vous ne pensez qu'à la guerre, et ne me dites pas un mot de Saint-Cyr. Je suis trop bonne après cela de vous dire que le Roi est en parfaite santé, quoique avec un peu de goutte, et que de son lit, où il est retenu depuis deux jours, il donne ses ordres pour le siège de Namur, pour que son autre armée s'oppose au Prince d'Orange, pour que le Maréchal de Lorges entre en Allemagne, pour que M. de Catinat repousse M. de Savoye, que M. de Noailles empêche les Espagnols de rien faire, que M. de Tourville batte la flotte des ennemis s'il a le vent favorable, et outre ces ordres-là qu'il gouverne tout le dedans du royaume. Je vous quitte après cette peinture, qui doit remplir votre idée. »

On voit par cette lettre le ton des rapports entre Madame de Maintenon et ses Dames.

Jacquette de Veilhan assista à la mort de Madame de Maintenon en 1719 et lui survécut jusqu'en 1735 , mourant à Saint-Cyr à l'âge de 72 ans.

<-- Vers 4 - Réforme de Saint-Cyr
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